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Bonjour messieurs dames !




Comme sur à peu près tous les blogs où sont publiées des fics, ce premier article va préciser quelques petites choses, rien de bien grave, c'est juste histoire qu'on me dise pas qu'on a pas été prévenu.


x Tout d'abord, je me présente. Je m'appelle Marion, j'ai treize ans (Edit 30/03/08: quatorze \o/) et j'adore lire, écrire, dessiner. Je suis une maniaque de l'orthographe et j'ai horreur des anachronismes et excentricités de ce genre-là (parce que je passe des heures à faire des recherches pour les éviter, entre autres) À part cette fanfiction, j'écris des fictions originales mais ça j'en parle pas maintenant.


x Cette fanfiction est basée sur le manga/anime Fullmetal Alchemist de Hiromu Arakawa donc bien sûr, l'histoire de base et la majorité des personnages ne m'appartiennent pas. J'ai commencé cette fanfiction il y a à peu près un an, alors les premiers chapitres (jusqu'au treize à peu près) ne sont pas terribles. J'ai cependant modifié quelques petites choses par rapport aux versions précédentes (je dis ça pour ceux qui ont déjà lu les chapitres) Cette histoire n'est pas ma priorité, j'écris d'abord ma fiction originale donc les mises à jour ne seront pas très fréquentes, je m'implique également moins dedans mais je fais quand même de mon mieux car je trouve que le contraire serait très irrespectueux de ma part.


x Toute copie, ne serait-ce que partielle, de ma fanfiction est formellement interdite. Il est également interdit de reprendre mes personnages. Si vous trouvez des similitudes avec des personnes réelles ou des personnages, des faits, des situations ou quoi ce soit d'autre, c'est tout à fait fortuit.


x Le genre de l'histoire ? Aucun en particulier. Du Fullmetal Alchemist on va dire, donc de l'humour (pas beaucoup et pas du tout au début de la fanfiction), de l'action, une minuscule pincée de romance (au fait, pas la peine de se voiler la face, Azuha ni aucun de mes OC ne sera avec un des personnages de l'½uvre originale parce que j'ai horreur de ça), du suspense, enfin vous voyez.


x Les illustrations sont de moi, sauf indication contraire à la fin du chapitre. N'ayant pas de site où je mets mes dessins, je vous mettrai le dessin taille réelle à la fin de l'article. Vous n'avez bien sûr pas le droit de prendre mes dessins pour les mettre sur votre blog. Au cas où certains auraient envie de me demander, je ne prends pas de commissions alors pas la peine de me demander de dessiner vos personnages (de toute façon je doute que quelqu'un veuille, j'ai pas un niveau des plus excellents)


x Je supprime tous les commentaires de publicité en dehors de l'article qui y est réservé (et cet article ne sera pas au début, comme ça vous serez obligé de lire ~)


x Je tolère évidemment les commentaires négatifs s'ils sont constructifs. À choisir, je préférerais largement que les commentaires positifs soient également constructifs parce que les "trop bien ta fic j'adore lol azu a la classe" (avec des fautes ou pas) ça me donne des envies de meurtre. Tout simplement parce que je passe des heures à écrire mes chapitres et ça me saoule de voir des gens qui mettent quelques secondes pour écrire un commentaire. Pour ma part je fais de mon mieux pour écrire des commentaires constructifs (si je lis votre fic, attendez vous à des coms d'une dizaine de lignes) Évitez également de poster plusieurs coms sur le même chapitre, ça a le don de m'énerver.


Voilà ce que je vous demande, c'est pas très compliqué.



Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !



Annuaire fanfic -> Annuaire-fan-fic-483

# Posté le dimanche 09 mars 2008 06:27

Modifié le dimanche 15 juin 2008 07:00

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|[ Première partie ]|
Chapitre 1











Cliquez sur le chapitre
pour y accéder ;D




[ ] ~> Kestrel (who's that ? :O)
Par L-FMA-Fanfic

# Posté le mercredi 12 mars 2008 13:36

Modifié le samedi 08 novembre 2008 14:38

~ Chapitre 1 ~

~ Chapitre 1 ~
Un village reculé, loin des grandes villes et du bruit, parfaitement calme, voilà où commence cette histoire...



Au loin, un jeune homme d'une vingtaine d'années aux cheveux noirs portait une petite fille sur ses épaules. Elle ouvrit les yeux très peu, puis elle prit peur.

« ...AAAAAAAAH !
- ...Tu es enfin réveillée ?
- Euh... oui. »

Où était-elle ? Qui était cette personne ? Pourquoi ? Comment ? Mille questions se bousculaient dans sa tête. Un blanc était leur seule réponse. Cela l'inquiéta et elle se mit à balancer la tête de gauche à droite d'un air dubitatif.

« Euh...Dites..., commença-t-elle sans oser croiser le regard de celui qui la portait.
- Oui ?
- Je peux vous poser une question ?
- Je t'écoute.
- Qui êtes-vous, qui suis-je, où sommes-nous et pourquoi ?

Elle n'avait pas pu s'empêcher d'en poser plusieurs en même temps. Mais vous, vous en auriez posé autant si vous vous souveniez plus de rien, non ? Le jeune homme eut l'air d'hésiter avant de répondre.

- ... Je suis le lieutenant Roy Mustang, j'ai 22 ans. Toi, tu t'appelles... Azuha, tes parents ont disparu donc on ne sait pas ton nom de famille. Tu as 8 ans. Nous sommes à Ishbal et c'est ta nouvelle maison.
- D'accord. Euh... j'habiterai où au fait ?
- Ne t'inquiète pas, les habitants d'Ishbal sont...gentils. Ils t'accepteront et tu auras sûrement droit à un toit.
- D'accord monsieur ! dit-elle en esquissant un salut militaire.
- Tu peux m'appeler Roy. »


Soudain Roy s'arrêta et se baissa d'un seul coup.

« Allez, terminus tout le monde descend ! »

Azuha descendit sa jambe gauche puis la droite. Roy prit un air plus grave.

« ...Au fait, n'enlève jamais ce bandeau, dit-il en pointant le front de la petite fille. Jamais.
- Je ne m'étais pas rendue compte que j'en avais un... Mais pourquoi je ne dois pas l'enlever ?
- ... C'est compliqué. Je te le dirai un jour, dit-il en évitant de croiser le regard d'Azuha.

Azuha soupira en entendant la réponse utilisée par la majorité des adultes et qui agaçait la majorité des enfants.

- Et pourquoi je ne me souviens pas de ce qui s'est passé avant que je me réveille ? dit-elle d'une voix étouffée.
- Tu... as perdu la mémoire.
- Comment ça se fait ?
- Un accident, tu as eu un gros choc au niveau de la tête et... voilà. Bon, en tout cas n'enlève jamais ton bandeau parce que si quelqu'un voit... enfin ça peut avoir des conséquences dramatiques. »

Azuha n'avait pas l'air de comprendre mais considérait qu'elle avait posé assez de questions comme ça.

Roy la salua et s'éloigna tandis que la petite fille le regardait disparaître derrière la ligne d'horizon. Elle se retourna et vit la ville couleur d'or, embellie par les rayons du soleil et par les gens joyeux qui y demeuraient. Des enfants jouaient avec un ballon. Ils avaient tous la peau mate, à part une fille plus grande qu'Azuha et un garçon.

La jeune fille qui jouait la vit et lui fit signe de venir. Azuha vint en courant, heureuse, comme si c'était la première fois qu'on l'appelait. La jeune fille, voyant que la nouvelle venue n'osait pas parler, lança la conversation:

"Salut ! T'es nouvelle ici ? T'es une immigrée ?
- Euh..., dit Azuha en regardant le sol, Je sais pas d'où je viens.
- Ah..., dit la jeune fille en regardant Azuha de ses yeux bleus comme le ciel. De toute façon tu viens pas d'ici tu n'as pas la peau mate, comme moi. Je viens de East City. Au fait, je m'appelle Azmaria et toi ?
- Euh... Azuha.
- Ok ! ...Présentez-vous voyons ! dit Azmaria en se tournant vers les autres.
- Moi c'est Lisa, dit une fille avec des couettes.
- Tania, murmura une autre avec des cheveux longs et des lunettes.
- Joshua au rapport ma p'tite dame ! annonça le garçon à la peau blanche.
- Voilà ! Et comme j'ai un nom à rallonge tu peux m'appeler Azma ou Az, comme tu veux.

Azmaria, déclarant qu'on allait pas rester planté là, suggéra une partie de balle au prisonnier, un jeu dont elle dût expliquer les règles à Azuha. Être amnésique, c'était pas terrible.

Ils formèrent les équipes: Azuha était dans l'équipe d'Azmaria et d'autres enfants qui s'étaient joint à eux.

Leur équipe gagna, alors Joshua, qui faisait partie de l'autre équipe et paraissait plutôt susceptible, demanda un match retour. L'équipe d'Azuha gagna une fois de plus, et c'était reparti pour un tour. Ils jouèrent finalement jusqu'à 19 heures, mais Azuha se rappela qu'elle n'avait pas de toit. Azmaria lui fit un clin d'½il et lui dit :

"C'est pas grave. Il y a un lit supplémentaire chez moi.
- Je peux venir chez toi alors ?
- Bien sûr ! Allez viens !
- Tes parents seront d'accord ?
- Maman sera d'accord j'en suis sûre.
- Et ton père ?
- Il est mort. Enfin, il a disparu... il paraît. C'était peu après ma naissance donc je ne m'en souviens pas.
- Désolée, dit Azuha en regardant ses pieds.
- Pas grave ! Tu pouvais pas savoir de toute façon."

Elles entrèrent. La pièce principale était très grande avec une table et des chaises en bois. Il y avait une grande cheminée en pierre dans laquelle crépitait un feu impressionnant. Dans le fond, une dame aux cheveux roux bouclés faisait la cuisine. Nous entendant arriver, elle se tourna.

"Tu arrives bien tard, Azma, dit-elle un couteau à la main tel un assassin, ce qui fit légèrement trembler Azuha.
- Désolée Maman. Il y a une nouvelle dans le village. Une immigrée. Viens !

Azuha était encore sur le pas de la porte, toute tremblante. Elle s'avança lentement vers Azmaria.

- Euh... oui. Bonjour madame, dit-elle en rougissant.
- Bonjour, répondit-elle, tu t'appelles comment ?
- Azuha ! cria-t-elle presque en esquissant un salut militaire.

Elle se mit à rire devant les réactions, avouons-le, un peu exagérées d'Azuha.

- D'accord. Au fait, m'appelle pas madame, j'm'appelle Rita.

Comme seule réponse, Azuha hocha légèrement la tête pour ensuite fixer le plancher. La femme parla comme si de rien n'était.

« T'es une immigrée il paraît. Tu viens d'où ? Central ?
- Euh...
- Elle ne sait pas, intervint Azmaria.
- Pas grave. Peu importe d'où tu viens, tu seras toujours la bienvenue ici mais une seule interdiction: utiliser l'alchimie. On a horreur de l'alchimie, alors ne mentionne pas ce mot. Et n'essaye pas d'apprendre que pour braver les interdits ! lui dit-elle d'un air assassin.
- Je ne sais même pas ce que c'est...
- Tant mieux. Au fait t'es toute seule ?
- Oui.
- Tu n'as qu'à rester ici ! D'accord ?
- Merci... Rita.
- On mange quoi maman ? s'exclama Azmaria.
- De-la-soupe ! dit Rita en détachant bien chaque mot.
- Chouette ! Azu, tu aimes la soupe ?
- Je... sais plus...
- Tu n'as jamais goûté ? demanda Rita d'un air étonné. Pas grave tu verras bien si t'aimes... Voilà c'est prêt ! À table ! »

Elles mangèrent en discutant de tout et de rien, Azuha les interrogea à propos des coutumes d'Ishbal et de bien d'autres choses. Rita leur fit soudainement signe de se taire.

« Au fait... J'ai entendu quelque chose de... très grave à la radio hier.
- C'est quoi ? demanda Azmaria avec une pointe d'excitation et d'effroi.
- Je ne vois pas comment vous le dire...
- C'est en rapport avec la guerre ?
- ... Malheureusement c'est exact.

Elle inspira un grand coup et dit d'une voix hésitante :

- La guerre civile s'étend... et va bientôt arriver jusqu'à nous.
- Dé... Déjà ??? s'écria Azmaria.
- Une guerre civile... ? demanda Azuha, honteuse de n'être au courant de rien.
- Il y a sept ans, un militaire a fait une bavure... et a tué un enfant Ishbal. De plus, l'alchimie est contraire à la religion ici car Ishbala, le Dieu de la religion Ishbal, est à l'origine de la création de tout ce qu'on a autour de nous. Sachant que l'alchimie permet de créer aussi, les habitants trouvent qu'avoir quasiment le même pouvoir que Dieu est très irrespectueux envers lui... Et je les comprends. Enfin ça doit être un peu compliqué pour toi, non ?
- Je crois avoir compris, mais ce n'est pas sûr.
- Et... je suppose qu'on ne va pas rester ici... demanda Azmaria.
- Oui... On retournera à East City, comme nous sommes des "visages pâles", ça ira... Normalement.

Azuha se recroquevilla sur sa chaise en tremblant. Elle ne savait pas ce qu'était exactement la guerre mais ce qu'elle savait, c'est que c'était pas du tout bon signe.

- Les filles allez vous coucher il est tard. Faites de beaux rêves quand même. dit Rita en souriant légèrement.
- Il n'est que vingt-et-une heures trente ! se révolta Azmaria.
- Allez ! Je vais vérifier si le troisième lit est fait. Et toi Azmaria, va te coucher.
- D'accord maman » soupira-t-elle.

Rita conduisit Azuha à sa chambre, à l'étage. Elle n'était pas très grande, comportait un simple lit avec un sommier commençant a être rongé par les termites et le matelas était recouvert d'une couverture tricotée assez grossièrement. À côté il y avait une petite table de nuit avec un tiroir, rongée elle aussi par les termites, enfin un peu moins. Une bougie à moitié fondue était posée sur celle-ci. Il y avait aussi une armoire couverte d'une épaisse couche de poussière. Mais c'est sympathique, Azuha aimait bien et pensait que c'était quand même mieux que de rester dehors.

"Ca fait un moment que je ne suis pas rentrée dans cette chambre. C'est celle de mon mari. Il a disparu...
- ...Azmaria me l'avait dit."

Rita regardait le lit vide d'un air mélancolique puis se tourna vers Azuha. Azuha trouva assez étrange que Rita ne dorme pas avec son mari mais elle préféra ne pas poser de questions.

-T'as pas d'autres vêtements que ceux que tu portes sur toi pas vrai ?
- Oui.
- Dans ce cas, je vais aller voir si des vêtements de Azmaria t'iront. Attends ici.
- D'accord Rita."

Azuha remarqua la présence de quelques livres coincés derrière l'armoire. Il y avait des toiles d'araignée partout mais la petite fille en prit un quand même. Il y avait une belle couche de poussière sur l'ouvrage, après l'avoir frotté Azuha vit sa couverture rouge sombre en cuir et il y était inscrit, en lettres dorées:

"Introduction à l'alchimie"


En entendant les pas de Rita dans le couloir, Azuha remit le livre où elle l'avait trouvé, derrière l'armoire et elle fit semblant de regarder l'intérieur du tiroir de la table de nuit parce que d'après elle, Rita ne devait pas être au courant de l'existence de ce livre ici... Celle-ci lança :

"T'es une petite curieuse ! Voilà ce que j'ai trouvé qui pourrait t'aller."

C'était une robe bleu ciel à manches courtes arrivant au niveau des genoux avec un papillon brodé dessus avec du fil blanc et un gilet blanc en tricot.

"T'aimes bien ? demanda-t-elle.
- Oui, c'est beau ! dit Azuha avec un grand sourire.
- Ok. Au fait, ça te dérange si tu dors avec la tenue que tu portes ?
- ...Non ! dit Azuha d'un air étonné.
- Bon je te laisse dormir alors. Bonne nuit !
- Bonne nuit. Euh... et si je veux réallumer la bougie ?
- Il y a des allumettes dans le tiroir. Mais attention si tu les utilises d'accord ?
- D'accord."

Azuha n'arrivait pas à dormir... Il faisait froid, il y avait des moustiques, ça grinçait de partout... Azuha décida d'arrêter de se lamenter, et pensa au fait qu'elle aurait très bien pu rester dehors. Ça l'énervait tous ces bruits...

Je veux dormir...


Le lendemain, elle ouvrit peu à peu les yeux. Le soleil emplissait toute la pièce d'une douce chaleur et d'une lumière éblouissante. Elle descendit l'escalier, un peu dans le vague, et vit Rita qui faisait bouillir de l'eau. Rita entendit le plancher grincer et se tourna vers Azuha.

"Bonjour Azuha ! T'es plus matinale qu'Azmaria on dirait ! Il n'est que huit heures et demie.
- Ah bon ?
- Tu veux du thé ou du café ? demanda Rita en éteignant la plaque en-dessous de la casserole.
- ... Je sais pas. Je me souviens pas quel goût ça a...
- Je vais te faire goûter les deux tu verras bien.
- D'accord.
- ...Saluuut... murmura Azmaria à moitié endormie.
- Salut ! dit Azuha avec un petit sourire.
- Salut ! cria Rita (ce qui fit sursauter Azuha). Tu veux un café je suppose ?
- Exact ! répondit-elle. Et toi Azu ?
- Je ne sais plus quel goût ça a, alors je vais goûter du thé et du café.
- Tenez, du café, dit Rita en servant le brûlant breuvage dans deux tasses beiges décorées de petites fleurs marron. »

Azuha fixa le contenu de sa tasse avec suspicion mais voyant qu'Azmaria le buvait à grandes gorgées, elle pensa qu'elle n'avait rien à craindre. Elle prit donc la tasse et prit une grande gorgée. La petite fille plaqua sa main sur la bouche puis reprit son souffle. Rita explosa de rire.

« C'est chaud et super amer ! s'exclama Azuha en éloignant sa tasse.
- Il est bien fort, comme je l'aime !
- Je vais te faire goûter du thé Azuha, comme ça tu pourras faire ton choix, dit Rita en retournant vers les plaques de cuisson.
- D'accord. »

Rita versa de l'eau dans une casserole puis mit, quelques minutes plus tard, quelque chose ressemblant à des herbes séchées mais Azuha ne voyait pas ce que c'était précisément. Rita revint vers la petite fille et versa de l'eau dans une autre tasse.

Azuha se remit à fixer le contenu de sa tasse. Elle trouvait cela bizarre que du thé soit simplement de l'eau chaude colorée. La petite fille but une gorgée plus petite que pour goûter le café. Elle trouva cela acide, plutôt fruité, mais très très chaud !

« ...C'est bon ! déclara-t-elle, un grand sourire aux lèvres.
- C'est du thé maison ! dit fièrement Rita. Tenez voilà du pain.
- Merci Rita !
- Merci maman !"

Elles mangèrent en discutant de ce qu'elles allaient faire ce jour-là. Azmaria et Azuha sortirent pour aller jouer avec les autres. Azmaria se dirigea vers Tania pour se jeter sur elle.

"Salut Tania !
- Salut, dit Azuha en tentant vaguement de sourire.
– Salut, murmura Tania d'une voix guère enthousiaste.
- Salut vous trois ! cria Lisa au loin en faisant des grands signes.
- Où est Joshua ? demanda Azmaria en jetant un regard assassin aux alentours.
- Il est tout le temps en retard, c'est agaçant, dit Tania en serrant les dents. »

Azuha fut étonnée de voir qu'il y avait des heures pour venir jouer et demanda des explications aux trois filles qui lui expliquèrent que Tania était très organisée et exigeait donc des heures précises pour jouer. Vu que personne n'y voyait réellement d'inconvénient, ils avaient appliqué ce système-là.

« Il doit faire la grasse matinée, comme d'habitude ! plaisanta Lisa. »

Ce que Lisa disait se révélait être vrai car... Joshua avait l'air particulièrement endormi en arrivant. Il ne se tenait pas très droit, traînait les pieds et n'avait pas les yeux complètement ouverts.

« Salut les filles... dit-il en faisant un signe désinvolte de la main.
- Toujours aussi dynamique à ce que je vois, dit Tania avec un sourire sarcastique sur le visage.
- Très drôle... Bon, on joue ?
- Ouais ! hurlèrent Lisa, Azmaria et Azuha en levant la main.
- Ça me va, se contenta de dire Tania."

Ils jouèrent longtemps, Tania regarda sa montre et partit assez tôt. Le temps passa incroyablement vite. Ils rentrèrent chacun chez eux, en espérant que leurs parents ne soient pas énervés. Rita accueilla Azuha et Azmaria cette fois-ci avec un rouleau à pâtisserie plein de farine.

"Vous rentrez tard dis donc ! Enfin... Vous vous êtes bien amusées ?
- Ouais ! Pas vrai Azu ? déclara Azmaria.
- Oui ! approuva-t-elle.
- Tant mieux. Bon mangez et allez vous coucher.

Elles approuvèrent. Azuha n'avait pas beaucoup mangé ce jour-là mais ça lui avait suffi. Elle monta donc dans sa chambre et regarda derrière l'armoire. Le livre y était toujours, et elle se demandait pourquoi il y avait quelque chose en rapport avec l'alchimie, l'interdit par excellence à Ishbal, dans cette maison. Elle fit les cent pas dans la pièce, elle avait envie de savoir ce qu'était l'alchimie mais se disait en même temps que ce n'était pas bien, que Rita lui avait interdit de faire quoi que ce soit en rapport avec ça. Finalement sa curiosité l'emporta, et, avec un peu de culpabilité quand même, elle lut la première page de "Introduction à l'alchimie". Elle expliquait que l'alchimie était une science très puissante, ni bonne, ni mauvaise, tout dépendait de son utilisation. Elle rangea le livre et s'est endormie après cette phrase. Elle avait l'impression que cette phrase était...



Prémonitoire.

Et elle n'avait pas tort.




À suivre...




Mon dieu... Il est nul ce chapitre xD""

# Posté le jeudi 13 mars 2008 14:44

Modifié le samedi 10 mai 2008 15:58

~ Chapitre 2 ~

~ Chapitre 2 ~


Azuha se réveilla tout doucement en essayant de s'habituer à la lumière ambiante. La petite fille se leva, bailla et s'étira, profitant de la douce chaleur envahissant la pièce. Il règnait dans celle-ci un silence pesant, ce qui était normal vu qu'il n'y avait personne. Elle remit la couverture sur le lit du mieux qu'elle le put et se décida à chasser les rêves de cette nuit. Après avoir baillé une dernière fois, elle descendit prendre son petit-déjeuner avec Azmaria et Rita. Ishbal n'était pas si mal. Les gens étaient gentils. La petite brune descendit l'escalier en bois, la mine enjouée, sautillant presque.

Rita était en train de lire le journal et le petit-déjeuner était déjà prêt. La pièce était emplie de l'odeur du café et du pain chaud qu'Azuha aimait beaucoup. Malgré la chaleur qu'il y avait dans la pièce, l'accueil sembla plutôt froid. Rita avait dû remarquer la présence de la petite fille, vu que le bruit qu'elle avait fait en descendant les escaliers en bois qui grinçaient, cependant la femme ne lui avait pas dit bonjour. Azuha était extrêmement mal à l'aise et se demandait ce qu'il pouvait bien se passer.

« Bon... Bonjour Rita ! tenta-t-elle de dire, un sourire maladroit sur son visage.
- ... Bonjour, répondit-elle sans lever les yeux de son journal.
- Euh... ça va ?
- Oui ça va. »

Azuha se demandait pourquoi Rita lui parlait comme ça. Elle prit prudemment du pain et se servit du thé. Elle but lentement en fixant, très discrètement cependant, Rita, qui lisait toujours le journal et ne regardait pas Azuha le moins du monde. Celle-ci mangea ensuite silencieusement une tranche de pain en fixant maintenant une fourmi grimpant sur la table. L'ambiance était pesante. Azuha se demandait pourquoi Rita ne parlait pas. « C'est peut-être à cause de la guerre » pensa-t-elle.

Des pas grinçant sur le plancher rompirent le silence: c'était Azmaria qui, aujourd'hui, n'affichait pas une mine heureuse et légère, contrairement à son habitude. Son visage était crispé, pas un seul sourire. Azmaria sourit sarcastiquement avant de dire:

« Tu caches bien des choses, dis-moi, Azuha.
- De quoi... ?
- Pourquoi tu ne nous l'as pas dit ? questionna Rita.
- ... De quoi vous parlez ??? »

Azuha commençait à perdre son sang-froid, elle avait peur, de quoi elles parlaient ? Elle tentait de cacher ses sentiments, en vain. Elle avait une boule dans la gorge, ses membres tremblaient, elle ne comprenait rien de ce qui lui arrivait. Azmaria se rapprocha d'Azuha avec un regard haineux.

« Ainsi donc tu n'es pas au courant, eh bien... je vais te le dire. C'était hier soir, tu dormais. Je passais devant ta chambre pour aller boire quand... je t'ai vue. Tu avais encore ton bandeau donc, pensant que tu avais oublié de l'enlever, je l'ai fait... C'est alors que je l'ai vue.»


"N'enlève jamais ton bandeau parce que si quelqu'un la voit... ça peut avoir des conséquences dramatiques."


«Vu quoi ?»


« ...Tu es un monstre.
- C'est quoi cette histoire ???
- En vérité la raison de ton amnésie est que tu as été créée pas longtemps avant ton arrivée ici. Tu dois avoir quelques souvenirs, sûrement fictifs.
- C'est pas possible... »

Azuha ne comprenait vraiment rien à ce qu'Azmaria lui disait. Elle, un monstre ? Ce n'était pas possible, elle n'avait tué personne ! Elle était seulement une petite fille amnésique qui avait débarqué à Ishbal sans même savoir pourquoi !

Azmaria s'approcha de la petite brune. Celle-ci voulut lui demander d'arrêter de l'embêter avec ça. Elle n'y arrivait pas, elle avait trop peur.

« Et j'ai découvert quelque chose dans la chambre... derrière l'armoire pour être plus précise, continua Azmaria. Un livre d'alchimie.
- Ce... ce n'est pas ce que tu crois ! cria Azuha en se levant brusquement de sa chaise.
- Ah oui ?
- Ça appartenait à ton père ! Il est sûrement parti pour pratiquer l'alchimie sans problème ! Je l'ai découvert en arrivant ici !
- Marrant... As-tu la moindre preuve que ce que tu dis est vrai ? À vrai dire, je ne te crois pas vraiment. Pourquoi papa aurait fait de l'alchimie ?
- Mais...
- J'en ai marre. Je m'en vais, soupira Azmaria.
- Où ?
- Jouer avec les autres. Toi tu restes ici, pigé ?
- Tu penses que rien que parce que je suis un monstre ou je ne sais quoi je devrais être écartée du groupe ??? s'écria Azuha, au bord des larmes.
- Exactement. Tu peux aller dehors si tu veux... mais ne t'approche pas de moi: tu me dégoûtes. Je pensais que tu étais une humaine et bien sûr, on est tombés sur un... monstre."

Azmaria, en prononçant ce dernier mot, avait une grimace de dédain sur le visage, comme si elle allait cracher sur la petite fille devant elle. Azuha ne se remit toujours pas de ce qu'Azmaria venait de dire. Ça ne pouvait être qu'un rêve, ou plutôt un cauchemar... Elle la suivit, malheureusement elle s'approcha trop près d'Azmaria qui se retourna.

"Me touche pas ! Va t'en ! Je veux pas te voir !
- D'accord..."

Azuha la regarda partir et se remit en route. Elle se mit à pleurer, les larmes coulèrent sur ses joues. Elle essaya d'arrêter mais elle n'y arriva pas. Azmaria était à plus de dix mètres d'elle et elle ne se retournait même pas. Azuha la vit s'avancer vers les autres qui la regardaient derrière son épaule. Elle leur parlait, et aussitôt leurs visages se figèrent. Azuha fit volte-face, pensant que, de tout façon, elle ne serait plus acceptée parmi eux.

Elle pensa qu'à sa soi-disant demeure elle ne serait plus acceptée non plus. Elle y retourna, ne serait-ce que pour dire adieu à Rita, car, comme vous avez pu le comprendre, elle allait partir. Elle ne savait pas où, mais en tout cas elle n'était plus la bienvenue ici.

Elle se retrouva devant la maison dans laquelle elle avait habité trois jours à peine, rentra en regardant ses pieds et jeta un regard furtif vers la table: Rita ne lui accorda pas un mot, ni même un regard. Azuha alla à l'étage et regarda ce qui avait été pendant deux jours sa chambre, le lit dans lequel elle avait dormi pendant deux nuits et le livre d'alchimie, qu'elle avait vaguement feuilleté, était maintenant calciné. Ce détour ne lui avait pas servi à grand chose finalement. Elle descendit les escaliers, en passant devant Rita, celle-ci lui jeta un regard interrogateur, comme si elle se demandait ce qu'Azuha faisait ici, ce qui devait être le cas par ailleurs.

Elle allait passer le pas de la porte quand une détonation retentit, puis une autre. Encore une autre. Des cris. Les gens couraient au dehors. Les femmes emmenaient leurs enfants. Du sang se mit à tacher les murs, les sols. Des gens tombaient par terre. Ne se relevaient pas. Azuha resta dans la maison, ferma la porte en bois.

Rita se leva brusquement et courut vers la porte, qu'elle ouvrit à la volée. Elle commença à courir, Azuha cria, mettant ses deux mains à sa bouche pour faire porter sa voix plus loin :

« Que se passe-t-il Rita ???
- C'est la guerre... murmura-t-elle. »






À suivre...





[ ] ~> Illu provisoire par moi :p [Taille réelle]

# Posté le samedi 22 mars 2008 07:45

Modifié le dimanche 15 juin 2008 10:15

~ Chapitre 3 ~

~ Chapitre 3 ~

Les détonations continuaient. La panique, la peur, la terreur s'étendaient. Les gens hurlaient, couraient dans tous les sens pour échapper à la terreur, pour semer cet ennemi à la fois invisible et omniprésent, en vain.


« C'est la guerre... »


Rita sortit pour voir d'où venaient les explosions et tenter de sauver des enfants dehors. Azmaria et les autres vinrent trouver refuge dans la cave. Azuha les suivit, tout en se tenant écartée d'eux. Ils étaient paniqués, ce qui se voyait plus ou moins, Tania serrant simplement les dents, tandis que Lisa pleurait sans réussir à s'arrêter. Joshua en se levant, demanda:

« Qu'est-ce qu'on fait ?
– J'en... sais rien, répondit Lisa en ravalant ses larmes.
– On reste là, dit Tania. On n'a pas d'alternative pour le moment. On attend.
– Pas question ! On va pas rester ici ! On va mourir de faim ! répliqua Azmaria en saisissant Tania par son gilet.
– Et si on sort, on se fait fusiller. Tu préfères quoi ? dit celle-ci avec un sourire sarcastique.
– ...Je vais chercher à manger en haut.
– Non... Les soldats... sont sûrement dans la maison, murmura Lisa ».

Soudain, Tania fixa le mur et colla son oreille contre celui-ci. Les autres se rapprochèrent d'elle. Azmaria la regarda d'un air interloqué.

« Qu'est-ce tu...
– Chut, dit-elle en mettant son doigt devant sa bouche. J'ai cru entendre quelque chose... Non y a rien.
– Euh... écoutez. Au-dessus, interpella Azuha en levant la tête. »

Des soldats discutaient en haut. Les enfants pouvaient les entendre de la cave où ils étaient cachés. Ils retinrent leur respiration pour ne pas se faire repérer et pour mieux entendre ce que disaient les soldats.

« Ca donne quoi de ton côté ? demanda une première voix.
– J'ai tué une femme, la trentaine, rousse, c'était pas une Ishbal. Elle avait l'air de chercher ses gamins, répondit une deuxième.
– D'accord. On continue. »

Des pas se firent entendre avec, en bruit de fond, les coups de feu et les cris. Une troisième personne ordonna :

« Je m'occupe de ce quartier-ci. Il reste sûrement des gens dans les sous-sols. »

Les visages des enfants se figèrent à l'écoute de cette phrase. Que faire ? Il n'y avait aucune issue.... Tania essayait d'en créer une en creusant avec ses mains dans le sol en terre, en vain.

« La femme dont ils parlaient, c'était Rita ? questionna Azuha en tremblant. »

Azmaria pleurait toutes les larmes de son corps et Joshua tentait d'arrêter ses larmes, mais celui-là aussi semblait sangloter.

« Oui, répondit Tania. Je vais essayer de creuser un conduit dans le sol. Il n'a pas l'air trop dur.
– T'es folle ! répliqua Azmaria. On va se faire repérer !
– Peut-être, peut-être pas, se contenta-t-elle de répondre.
– La... murmura Azuha.
– Quoi ? vociféra Azmaria.
– J'ai l'impression de connaître la voix de cette troisième personne.
– Une impression ne nous mènera pas loin, pesta-t-elle en fixant le sol. »

Une éternité s'écoula. Des larmes aussi. Lisa était à demi-endormie, Joshua et Azmaria étaient assis sur le sol, le regard vide, Tania, quant à elle, cherchait une solution tandis qu'Azuha observait celle-ci.

« ...Vous avez des armes ? demanda Azuha.
– J'ai pris un flingue et une épée chez moi, répondit Tania en pointant du doigt son sac. »

Les autres n'avaient rien mais pour Azuha, c'était suffisant. Elle prit le pistolet dans le sac de Tania et se dirigea vers l'escalier de pierre. Tania se plaça devant elle.

« Qu'est-ce que tu comptes faire... ? interrogea celle-ci d'une voix mielleuse.
– Je... vais monter pour voir qui est la personne en haut, dit-elle d'une seule traite. Et la tuer si besoin est.
– Vas-y, puisque tu en as envie, dit-elle en lançant un petit rire sarcastique, mais si tu te fais tuer tu viendras pas te plaindre à Ishbala !
– Pas besoin. »

Azuha contourna Tania et commença à monter l'escalier quand Azmaria s'y opposa.

« Vous l'empêchez pas de partir ? Azuha, reste ici ! Tu vas te faire tuer !
– Je vais me faire tuer mais bon je suis un monstre donc ça sera mieux comme ça !
– Hein ?
– Je ne suis pas humaine tu te rappelles ? dit-elle en se retournant. C'est même toi qui me l'as dit. Et puis... si un monstre meurt, ça n'a pas tellement d'importance pas vrai ?
– Dis pas n'importe quoi ! ... Monte pas ! sanglota Azmaria.
– On va se faire repérer si ça continue ! Mais j'y vais quand même.
– De toute façon, peu importe ce qu'on pourrait te dire, tu l'aurais fait... pas vrai ?»

Azuha continua à monter lentement l'escalier de pierre menant à la pièce principale, elle tremblait et regardait de tous côtés, comme si quelqu'un pouvait sortir de dessous la table ou d'un mur. Elle regarda son arme d'un air dubitatif, elle ne savait pas vraiment comment ça fonctionnait mais ça importait peu pour elle. Elle se colla au mur quand la porte de bois s'ouvrit lentement en frottant le sol. Une silhouette noire apparut, la personne n'avait pas d'arme à la main. C'était un soldat. Elle leva son arme. Un cliquetis s'en échappa. Un de trop sans doute. Le soldat se tourna vers elle et parut surpris en la voyant. C'était Roy.

Il regarda derrière lui et dit à d'autres soldats qu'il contrôlait ce quartier et qu'ils devaient alerter les autres qu'il ne servait à rien de venir, ce à quoi ils aquiescèrent et partirent. Azuha fut étonnée que Roy soit si persuasif. Il la regarda, ferma lentement la porte, et esquissa un sourire soulagé. L'arme d'Azuha était toujours levée, mais vu que c'était Roy, elle la baissa.

« Salut, se contenta de dire Roy.
- ... Ouais.
- J'ai fait quelque chose de... mal ? demanda-t-il tout en sachant la réponse.
- C'est toi qui m'a conduit ici...
- Oui... Où veux-tu en venir ?
- Tu as fait ça pour que je meure dans cette guerre... pas vrai ? dit Azuha en ravalant un sanglot.
- Non. Cependant je ne peux pas te dire la raison tout de suite.
- Au fait, c'est vrai que je suis un monstre ?
- ... Mais pourquoi tu dis des choses pareilles ? s'exclama Roy en regardant Azuha d'un air inquiet.
- C'est ce qu'on m'a dit.
- Ce sont des bêtises, tu es quelqu'un de normal.
- Et le bandeau alors ? Tu m'expliques en quoi c'était "dramatique" de l'enlever ?
- Ce n'est pas du tout le moment. En tout cas je vais vous aider à vous enfuir. Vous êtes quatre ou cinq non ?
- Comment tu le sais ? répondit Azuha, interloquée.
- Je vous ai entendus.
- Et si tu nous aide à nous enfuir ça te coûter cher au niveau de l'armée, non ?
- Peut-être, répondit-il comme si c'était le cadet de ses soucis.
- ... Je vais les chercher. »

Azuha redescendit l'escalier plus rapidement qu'à l'aller et rejoignit les autres qui paraissaient encore plus tristes qu'avant. Ils levèrent soudainement la tête et sourirent, soulagés.

« Vu l'état dans lequel tu es il n'y a personne non ? dit-elle.
– Si, répondit Azuha, et c'est bien la personne à laquelle je pensais.
– Ah bon ? Et c'est qui ?
– L'alchimiste d'état qui m'a « déposée » ici. Roy Mustang.
– Mustang... Ça me dit quelque chose... murmura Tania.
– Il va nous aider à nous enfuir d'ici ! s'exclama Azuha.
– Pour aller où ? dit amèrement Lisa. Peu importe où on va, on nous tuera. Ca se voit qu'on est Ishbals.
– En tout cas, ça sera sûrement mieux que de croupir ici, intervint Tania en se levant. Il est dans la grande pièce ?
– Oui.
– Qu'est-ce qu'on attend pour y aller ? finit par demander Joshua. »

Ils montèrent lentement l'escalier, en espérant que Roy ne fasse pas un coup bas. Azuha avait finalement hérité de l'épée, et Azmaria du pistolet. Azuha trouvait l'épée un peu lourde mais elle savait au moins comment s'en servir. La tension était quasiment palpable. Même Tania avait perdu son sang-froid.

« Vous me suivez ? demanda Roy.
– Pas de coup bas, ok ?
– De toute façon on est armés, dit Tania en pointant mon épée.
– Pourquoi je vous ferais un coup bas ? demanda Roy en souriant.
– Un alchimiste d'état est assez fourbe pour faire de genre de choses non ? dit-elle en souriant sarcastiquement, comme à son habitude.
– Sûrement. Je vais vous attacher avec ça. »

Il sortit des longues et grosses chaînes et attacha tous les enfants avec, en commençant par Azuha.

« C'est quoi cette histoire ? demanda Tania, furieuse, en essayant de se défaire.
– C'est pour qu'on ne se disperse pas, et au pire, je dirais que vous êtes des prisonniers.
– Bonjour le plan foireux... soupira Tania.
– Je suis d'accord, et si on nous croit pas ? demanda Azmaria.
- ... Ca ira, répondit-il. On y va et on traîne pas ! »

Il associa le geste à la parole et tira sur la chaîne, ce qui eut un effet immédiat. Il ouvrit la porte à la volée. Ils couraient sans vraiment savoir où ils allaient mais Azuha avait confiance en Roy, contrairement aux autres qui la regardaient en se demandant s'ils avaient fait le bon choix. Ils piétinaient du sang, enjambaient les cadavres en plus ou moins bon état, reconnaissaient des gens. Tant pis, il fallait avancer.

Tout se passait bien. D'après Roy, ils approchaient la frontière. Ils étaient vivants. Sains et saufs, parmi tous ces morts, foulant le sol irrigué du sang de leurs camarades, de leur famille. Ils étaient près de la paix, de la liberté. L'odeur des cadavres, de la poudre et du sang leur donnait la nausée mais un peu d'euphorie se dégageait d'eux, tandis qu'ils couraient dans les rues.

Une silhouette noire sortit d'une maison. Roy chercha à l'éviter mais elle se mit devant lui. Un soldat. Tout ce qu'ils ne voulaient pas arrivait. Maintenant. Si près de la frontière. Comme un rêve qui se transforme à la dernière seconde en cauchemar.

La personne sortit de l'ombre. C'était un homme aux longs cheveux noirs, au regard malveillant, quelque peu inhumain, tout comme le rictus déformant son visage. La veste de son uniforme était à moitié ouverte et tachée de sang. Sa peau était livide, presque verdâtre. Une sorte de mort-vivant assoiffé de sang.

« Tu en as attrapé Mustang, constata la personne.
– Oui, répondit Roy stoïquement.
– Me dis pas que tu veux les aider à s'enfuir ?
– Non, ce sont des prisonniers.
– J'ai pas confiance en toi. Vaut mieux que je les tue. »

Il montra ses paumes, avec sur chacune un cercle de transmutation. Son rictus s'agrandit, dévoilant des dents pointues comme des crocs, ses yeux s'ouvrirent plus grandement. Roy se recula de deux pas.

« Kimblee, c'est le Généralissime qui m'a ordonné de les ramener. Vivants.
- Ah bon... ? Puis-je avoir l'honneur de savoir la raison ? demanda le soldat en baissant légèrement ses mains.
- Information confidentielle.
- ... Mustang, vos petites ruses ne m'auront pas, maugréa le-dit Kimblee en avançant sa main droite vers Azmaria.
- Vous ne croyez pas vos supérieurs ?
- ... Pas vous en tout cas. De toute façon ce ne sont que des gamins, leur mort n'a pas d'importance, si ? demanda le soldat arrogamment.

Azmaria était pétrifiée tant elle avait peur. La main de Kimblee n'était qu'à une cinquantaine de centimètres de son visage. Roy tentait de détacher les enfants tandis que l'autre soldat avançait sa main dont les doigts crochus faisaient clairement penser aux serres d'un rapace. Azmaria pleurait, la tête baissée. La main du soldat était quasiment plaquée sur sa tête. Le temps semblait ralentir, sur le point de s'arrêter. Les enfants étaient tellement terrifiés qu'ils n'entendaient plus les bruits aux alentours. Azmaria lâcha son pistolet. Tania se baissa pour le ramasser, tout en fixant le militaire de ses yeux rouges.

Soudain Azuha, dans un élan, d'héroïsme ou de désespoir, choisissez, leva l'épée et transperça la main du soldat avec. Roy parut surpris, les autres y virent une lueur d'espoir. Le soldat était furieux, il prit l'épée et la leva pour trancher la tête d'Azuha, elle esquiva et arriva à s'enfuir car il avait sûrement brisé la chaîne. Une douleur cuisante la traversa. L'épee l'avait transpercée du haut du dos, entre les deux omoplates, au poumon droit. Elle cracha son sang rouge sombre et chaud tandis qu'elle fixait avec terreur le bout de lame lui sortant de la poitrine. Elle tomba à plat ventre et hurla lorsque la longue lame se retira de son petit corps mourant. Elle leva la tête, vit le même paysage en désolation, il y avait cependant moins de gens qui couraient par rapport au début, et plus de sang sur le sol, auquel elle ajoutait le sien. L'image ne bougea plus et devint flou. Elle entendait parfaitement le bruit alentours mais c'était toujours la même image qu'elle voyait, qui s'assombrissait, encore et encore...

Une lumière blanche. Elle revit normalement, regarda sa poitrine, intacte. Pourtant elle était allongée dans son propre sang. Son visage pâlit. Elle se leva, les jambes tremblantes. Elle avait à peine fait un pas qu'elle se prit un autre coup d'épée dans le dos. Ils étaient encore là. Elle ne réfléchit plus. Elle se leva d'un seul coup, presque en sautant, et se mit à courir le plus vite possible. Son entaille dans le dos la lacérait.

Elle aurait voulu jeter un regard en arrière, voir si les autres avaient réussi à s'enfuir, mais la peur lui en empêchait. La peur, au lieu de la paralyser, la faisait accélerer. La petite fille courait, courait. Elle se savait pas où. Elle ne savait plus depuis combien de temps. Elle ne savait pas pour combien de temps. Elle voulait fuir sa peur, c'était tout ce qui comptait.

La fatigue la ralentit considérablement tandis que le ciel se teintait d'un dégradé orangé et violet. Elle voyait flou. Ses vertiges s'accentuaient. Ses oreilles bourdonnaient. Ses jambes pouvaient se dérober sous elle d'un pas à l'autre. Elle essayait de s'arrêter de penser, elle avait suffisamment mal à la tête comme ça. Ses pas se firent plus lents. Pour compenser, la petite fille faisait des foulées plus grandes. Ses genoux se pliaient de plus en plus. Elle ne voyait plus rien, sauf la vision d'horreur de cet homme de l'armée, de la lame sortant de sa poitrine, du sol teinté de rouge, des cadavres entassés, cette lumière blanche. Elle avançait, les bras ballants, espérant trouver un abri.





Cela n'arriva pas.








À suivre...





[ ] ~> Illu par Hiromu Arakawa, retouchée par moi.

# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:17

Modifié le lundi 12 mai 2008 12:55